mes envies ne sont pas enviables
j'ai des envies de face cachées et d'honnêteté toute relative.
j'ai envie de vivre mes envies sans scrupules.
j'ai envie de vivre plusieurs vies.
j'ai envie qu'on m'admire même sans connaître tout, surtout sans connaître tout, peut-être, et c'est là que je me fourvoie. Je trompe. Je me trompe. Je fais mal.
mes envies, explicitées comme ça, crues :
j'ai envie d'avoir une face cachée, une face que le monde ne connaîtrait pas, et qui me rend extraordinaire. Lorsque je partage un morceau de cette face cachée, avec un mec le plus souvent, ça reste tellement contraire à la morale que ce n'est pas partageable à plus. Je suis différente pour chacune des personnes que je connais. J'ai envie d'avoir une relation particulière et intime avec chacun. Envie qu'ils me disent chacun plus qu'à tout autre, envie de dévoiler un peu à chacun, mais à force, je ne sais même plus ce que chacun sait ou ne sait pas. Ce qui va le choquer, ou non.
J'ai eu longtemps envie qu'on m'aime. Tout en étant incapable d'aimer en retour. Je suis incapable de refuser l'amour qu'on semble me porter. Incapable de laisser un garçon suppliant à la porte. Incapable d'être raisonnable pour quelqu'un d'autre, quelqu'un d'autre, surtout, qui viendrait me dire comme la vie est belle auprès de moi.
J'ai envie de faire des choses extraordinaires. J'ai envie de vivre plusieurs vies. Je n'ai jamais envie de choisir. Jamais envie de renoncer. J'ai envie de toujours céder à mes envies, parce que c'est au présent que je vis. J'ai envie de profiter de ce qu'on veut bien me donner, même si ça doit détruire autre chose, même si finalement je vis grâce à la bonté, à la beauté du don des autres. Je suis outrageusement chanceuse puisqu'on continue à vouloir me donner. On continue à vouloir me connaître.
Et puis depuis cet été, non.
L'un puis l'autre sont parti, comme s'ils étaient presque morts à mes yeux.
Et l'été fou avec Monsieur prend fin dans la douleur comme prévu. Pire que prévu peut-être. Rien n'était exactement prévu. Il s'agissait de rire. Une rencontre. Légère. Qui maintenant "prend le poids d'un supplice", comme on dit.
j'ai envie de vivre mes envies sans scrupules.
j'ai envie de vivre plusieurs vies.
j'ai envie qu'on m'admire même sans connaître tout, surtout sans connaître tout, peut-être, et c'est là que je me fourvoie. Je trompe. Je me trompe. Je fais mal.
mes envies, explicitées comme ça, crues :
j'ai envie d'avoir une face cachée, une face que le monde ne connaîtrait pas, et qui me rend extraordinaire. Lorsque je partage un morceau de cette face cachée, avec un mec le plus souvent, ça reste tellement contraire à la morale que ce n'est pas partageable à plus. Je suis différente pour chacune des personnes que je connais. J'ai envie d'avoir une relation particulière et intime avec chacun. Envie qu'ils me disent chacun plus qu'à tout autre, envie de dévoiler un peu à chacun, mais à force, je ne sais même plus ce que chacun sait ou ne sait pas. Ce qui va le choquer, ou non.
J'ai eu longtemps envie qu'on m'aime. Tout en étant incapable d'aimer en retour. Je suis incapable de refuser l'amour qu'on semble me porter. Incapable de laisser un garçon suppliant à la porte. Incapable d'être raisonnable pour quelqu'un d'autre, quelqu'un d'autre, surtout, qui viendrait me dire comme la vie est belle auprès de moi.
J'ai envie de faire des choses extraordinaires. J'ai envie de vivre plusieurs vies. Je n'ai jamais envie de choisir. Jamais envie de renoncer. J'ai envie de toujours céder à mes envies, parce que c'est au présent que je vis. J'ai envie de profiter de ce qu'on veut bien me donner, même si ça doit détruire autre chose, même si finalement je vis grâce à la bonté, à la beauté du don des autres. Je suis outrageusement chanceuse puisqu'on continue à vouloir me donner. On continue à vouloir me connaître.
Et puis depuis cet été, non.
L'un puis l'autre sont parti, comme s'ils étaient presque morts à mes yeux.
Et l'été fou avec Monsieur prend fin dans la douleur comme prévu. Pire que prévu peut-être. Rien n'était exactement prévu. Il s'agissait de rire. Une rencontre. Légère. Qui maintenant "prend le poids d'un supplice", comme on dit.
